27.09.2006

JEHRO - Jehro

medium_jehro2.jpgAyant mis à jour la liste des disques qui hantent ma platine ces derniers temps, je me devais de partager avec vous ma rencontre avec Jerôme Cotta alias Jehro. Clôture de Paris Plage en cette fin du mois d'août. Après moult argumentations avec la rédaction de LO, j'obtiens le feu vert pour un papier sur celui à qui  je dois mes meilleurs moments musicaux de l'été. Sa voix possède les aspérités chatoyantes de Sting, ses mélodies sont simples et émouvantes, le Cap Vert, comme il le dira lui-même, n'est jamais bien loin.

Jérôme Cotta est un Provençal: sympathique, affable, ouvert, l'homme n'est pas de ces chanteurs austères. On parlera une bonne heure ensemble, avec Djamba, le guitariste qui l'accompagne depuis le début de la tournée, qui nous rejoindra pour parler de la tournée avec Seu Jorge aux USA et du concert en ouverture de Madness (comme on peut s'en douter, ce n'était pas leur meilleur, quoiqu'ils en aient gardé un souvenir attendri face aux vieux skins éméchés). 

J'apprenais ainsi que les Marathonians, alias Christian Brun et Richard Minier, étaient à l’origine du projet. Que l’industrie du disque aurait pu à jamais mettre un terme à la carrière du Monsieur. Ce qui est intéressant, c’est que dans le même mois, j’ai croisé pas moins de quatre artistes qui me décrivaient la même situation désespérante : plus d’un an de travail et d’investissement personnel, un bel album prêt à sortir, et une maison de disques qui rend le contrat et conserve l’inutile enregistrement bien au chaud au fond des archives. Un état de fait qui, au lendemain de l’âge d’or de la vente de disques (que je situe pour ma part entre 95 et 2001), s’est généralisé jusqu’à ce que les indé reprennent les rênes. Jérôme l’explique d’ailleurs très bien au travers de ces quelques que je n’ai pas pu mettre dans mon article :

« c’est une histoire qui dure depuis longtemps. Le marché a empiété sur l’artistique, sur les aspirations. Tu es bon si tu vends. Maintenant, il est certain que la pop music se consomme dans le moment, dans l’air du temps, mais pour eux c’est rare que les artistes pop soient des artistes maudits. Pas de nuances, ça a mis dix ans, les choses ont changées, ça devient de plus en plus cynique, la systématique du business est dure. »
« Ce sont les indés qui permettent à la création d’évoluer, se sont eux qui font le travail de prospection et de développement. Les majors sont empêtrés dans leurs travers, avec cette lenteur à bouger qui les fait passer à côté des grandes évolutions culturelles. L’histoire du téléchargement par exemple est une situation qu’ils auraient dû prévoir depuis des années. Aujourd’hui encore ils sont en retard. »
« Mais l’importance des indé est un signe de santé du milieu musical, car ils ouvrent la création à plein de gens et offrent une palette de choix plus importante. Et eux sont plus mobiles car leurs budgets étant réduits, ils rentrent plus rapidement dans leur frais. »

 

medium_jehro.jpgArticle à paraître dans LONGUEUR D’ONDES n°36

(merci à Robert Gil à qui j'ai emprunté ces photos : www.photosconcerts.com )

A la première écoute, difficile de croire que Jehro soit Français : d’abord parce que la majorité des titres de cet album éponyme sont chantés en anglais, la minorité préférant la chaloupe du verbe espagnol. Mais c’est surtout dans l’art délicat de la synthèse des atmosphères aussi bien jamaïcaines qu’africaines ou sud américaines que le Provençal réussi à nous bluffer. Avec sa voix qui rappelle à l’occasion Sting, Jehro est bel et bien un artiste de chez nous… Certains auront reconnu sous ce nouveau pseudonyme Jérôme Cotta, à qui l’on doit « L’Arbre et le fruit », opus de chanson française sorti en 1999, et qui nous avait laissé sans nouvelle depuis. Subissant les affres du music business, le second opus du monsieur avait alors dû être rangé dans un tiroir pour ne jamais en ressortir : « Un autre disque devait sortir en 2002, mais ma maison de disques m’a rendu mon contrat. J’ai opéré un changement radical, car cet album m’avait beaucoup coûté personnellement. Je suis alors retourné chez moi dans le Var pendant un an et demi. Pendant cette période, je n’avais plus envie de faire de musique. Ma rencontre avec Richard Minier m’a remis sur les rails. Son optimisme, son dynamisme m’a permis de repartir à l’aventure et de retourner à la scène ». Une scène où les choses se passent plutôt bien à en juger par sa tournée estivale aux Etats-Unis avec Seu Jorge, ou les nombreuses premières parties assurées en France (Maceo Parker, Brand New Heavies, Patrice…). A l’image des musiques dont il s’est nourri ces dernières années, les chansons de Jehro possèdent la magie « de ces ambiances au désespoir lumineux », et le secret de ceux qui « parlent de choses gravent mais en gardant cette espèce d’équilibre. Ça correspond bien à ce que je pense de la vie : malgré les coups durs, on se relève toujours ».

Texte : Caroline Dall’o

(Superfruit/Recall)

www.myspace.com/jehrorecall - www.jehro.net

Un peu de sérieux

Mille excuses pour cette absence: les vacances, la rentrée bien chargée, bref plein de raisons qui m'ont tenues éloignée de l'incroyable aventure blogienne. Pour me faire pardonnée, je vous propose le récit d'une journée fort instructive.
Lundi dernier, en tant que membre du jury d'un tremplin rock, j'ai participé à une épreuve de taille: sélectionner douze artistes parmi 200 démos! Et cela en une toute petite journée, soit dix heures d'écoute intensive, de migraine progressive et d'usage abusif de café et de clopes. Bref un vrai bonheur... Contrairement aux écoutes en rédaction où l'on prend le temps d'aller au bout d'au moins trois morceaux, l'exercice ici consistait dans un premier temps à écrémer les candidats les moins "sérieux". Environ 20 secondes sur la platine pour se faire une idée, je vous promets que la tâche est rude!! Le principe étant que si au moins l'un d'entre nous voulait écouter davantage, la dite démo passait dans le bac des pré(sélectionnés. Bref, il nous aura fallut pas moins de 5 heures pour passer en revue ces 202 maquettes (pour être précise) et ne conserver au final que 31 d'entre elles.
De cela, chers artistes qui me lisez actuellement, il faut retenir quelques leçons.

1/ Par exemple, quand bien même vous envoyez vos CD pour participer à un événement live, ne pariez pas trop sur la capacité des jurés à dépasser la qualité médiocre de votre enregistrement pour accéder à l'essence de votre musique: la production est primordiale!! Combien de prod sous-mixées, de batteries clinquantes, de son étouffé, de basses calamiteuses, de voix incompréhensibles!
SOIGNER L'ENREGITREMENT

2/ Vous venez de commencer, vous n'avez donc pas plus de six morceaux: ce n'est pas grave puisque de toutes façons les gens qui vous écouteront ne dépasseront pas la 4ème piste. Préférez 3 ou 4 titres bien faits à la quantité.
QUALITE PLUS QUE QUANTITE

3/ Vous voulez jouer sur scène? Pas besoin donc de mettre une introduction d'une minute à vos morceaux.
LES INTRODUCTIONS LES PLUS COURTES SONT LES MEILLEURES

4/ Pour résumer, l'idée est d'accrocher l'auditeur dès les premières mesures, et donc logiquement dès le premier titre. Mettez en ouverture celui qui vous ressemble le plus, ou signalez clairement à même le tracklisting quelle plage écouter en priorité.
ALLEZ A L'ESSENTIEL

5/ Passons maintenant à la biographie. Alors là ça se corse. Combien avons-nous lu de bios prétentieuses (« meilleur groupe de Marly les Joncs,etc. »), inutile (« après que Bastien est remplacé Gérard à la basse en 2001 »)... La bio ne sera lue que si vos compos ont éveillées l'intérêt du jury. Le but est de situer votre musique: ce que vous avez chercher à exprimer (important pour les groupe qui imposent un second degré à leurs textes, ou une relecture des Beatles version Poitou-Charentes par exemple). Soyez honnête, trouvez un angle qui rend compte de votre travail, et n'hésitez pas à référencer votre musique (étonnement deux démos on été sauvées grâce à cela).
SITUEZ VOTRE PROJET

6/ Les photos: attention, piège. Mieux ne vaut pas de photo que des atrocités! Il faut dire que nous avons eu quelques fous rires par ce biais, mais je ne suis pas sûre que c'était le but. Préférer des visuels graphiques si vos photos ne sont pas de bonne qualité. Et par pitié, pas de pose "je vais vous" tuer ou "nous sommes inaccessibles".
DE BELLES PHOTOS OU RIEN
  

7/ Pour terminer, faisons un point sur les références dans le temps. Un groupe qui tourne depuis 4 ans et qui n'a encore jamais rien fait alarme les jurés. Oublier les dates de création du groupe, de vos premiers concerts, etc... sauf si vous justifiez de son inactivité (reformation, projets parallèles,...). Mais signalez vos premières parties prestigieuses ou les salles de renoms qui vous ont programmés ( à l'exception du Gibus, trop lié au calamiteux festival Emerganza, décrié par la plupart des gens de la profession). N’hésitez pas à parlez de vos intentions futures. De même ne précisez pas la date de formation sauf pour signaler qu'il s'agit d'un groupe tout beau tout jeune qui en veut (créé dans l'année).
DATEZ A BON ESCIENT

Sur ce je vous laisse méditer ….

11.07.2006

K2R RIDDIM

La première fois que je rencontrai les K2R, c'était en 2001, pour leur album Appel d'R, gros carton en pleine vague reggae frenchy. Avant un concert très attendu à l'EMB de Sannois, qui est en quelques sortes leur fief, la journée était placée sous le signe de la promo à la chaîne: 30 min par journaliste, basta. Mais leur accueil avait été très cordial, seul le discours, répété toute la journée durant, sentait la redite.

Cinq ans plus tard, toujours les mêmes, enfin presque: départ d'Ange et Justin, les deux chanteurs rastas qui ne parlaient de toutes façons jamais aux journalistes, arrivée de Bitume au micro. Nous avons rendez-vous à Cergy pour discuter du nouvel album, K2Airlines, et profiter pour faire quelques photos.

Après quelques erreurs de gare (Cergy est une ville avec pas moins de cinq gares, si, si!), je débarque chez Dorothée, trompettiste et chanteuse au sein de K2R depuis un bout de temps maintenant, 97, je crois. La seule fille du groupe me propose un café en attendant que le reste de la troupe arrive. On discute longuement, le courant passe tout de suite. C'est en fait la première fois que nous nous rencontrons, n'ayant eu l'occasion de parler qu'à Thibo auparavant. On parle d'intermittence, de confiance, un peu de cet album dans lequel ils ont investi temps et énergie et sur lequel ils se retrouvent enfin tous autour de sujets comme la lutte contre toutes les xénophobies, notamment l'homophobie (ce qui était apparemment impossible dans l'ancienne formation)... On écoute aussi le disque puisque je n'avais eu la possibilité que d'entendre un cinq titres.

Direction ensuite l'aérodrome où nous tombons sur un couple d'anglais qui nous laisse gentillement utiliser leur avion pour décor. Gérer dix musiciens pour une séance, je vous le dit, ce n'est pas des plus facile, mais nous finissons par y arriver avant de partir avec Thierry, Dorothée et Lord Bitume, le nouveau chanteur, dans la propriété que Thierry partage avec son beau-frère qui n'est autre qu'un membre des Ogres de Barback (et oui Cergy est un repaire de musiciens: Anis, Enhancer, Orange Street, etc...). On y apprend que les chanteurs ont quitté le navire le jour de la sortie de Decaphonik en 2004, mettant le groupe dans une position plus qu'inconfortable par rapport à leurs engagements scéniques (rattrapés par la présence de Timike de Mister Gang et Bitume évidemment), que le groupe n'a jamais cessé de tourner, tout en conservant une actualité discographique étrangement passée sous silence par les médias et que l'indépendance c'est ça aussi: la possibilité de se relever même après les coups durs...

Ci dessous, voici l'interview à paraître dans le prochain numéro de FrancoFans (aout/septembre).

 

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K2R RIDDIM

Attachés vos ceintures !

 

Les fers de lance du reggae français indépendant reviennent avec un opus coloré pour égayer la rentrée. Loin des effets de mode, K2R continue ses voyages en terre jamaïcaine. Mêlant désormais aux rythmes ensoleillés des textes engagés chantés en français, c’est avec la même motivation qu’à leurs débuts en 1992 que les dix musiciens reviennent sur le devant de la scène après les changements de line-up opérés il y a deux ans. 

 

Certains mauvais esprits avaient vu dans le départ des chanteurs Ange et Justin la fin de la formation de Cergy. Or depuis deux ans, les K2R continuent de plus belle l’aventure : un album live, puis un DVD retraçant la vie du groupe ont précédé la sortie de K2Airlines, nouvel opus attendu pour la rentrée ! Avec l’arrivée de Bitume au chant et de Pat, transfuge des voisins Orange Street, au trombone, la troupe a su conserver son identité tout en évoluant vers des sonorités jamaïcaines sur lesquelles se posent désormais des textes plus personnels. Rencontre avec Dorothée, trompettiste et chanteuse désormais attitrée, Thierry, mister T-Bass et Bitume, nouvelle recrue au flow imparable …

 

Bitume, comment s’est passée ton arrivée ‘officielle’ au sein de K2R Riddim ?

 

Bitume : Je fais mes premiers pas chez K2R pendant la tournée de Decaphonik, aux côtés de Timike (ex-chanteur de Mister Gang, ndlr). Puis la suite des événements s’est produite naturellement. Ça se passait vraiment bien de leur côté comme du mien, on avait l’impression de jouer ensemble depuis super longtemps. Intégrer le groupe s’est donc fait de manière très naturelle.

 

As-tu changé ta manière de travailler ?

 

B : Ce qui est différent c’est que nous travaillons de manière collective. Nous avons d’ailleurs passé une semaine l’été dernier dans une maison d’artistes dans le Sud avec le manager et les gens qui sont impliqués dans l’écriture des textes. Chacun amenait ses idées, puis on bossait ensuite ensemble sur chaque chanson. Mais en tous les cas, je me sens impliqué de la même façon dans ce que je fais au sein de K2R que lorsque j’écris pour moi.

 

Musicalement, qu’elles sont les différences par rapport à avant ?

 

Thierry : On essaie d’évoluer à chaque album. La grande nouveauté pour cet album a été la manière dont nous l’avons composé. Nous avons maquetter les morceaux chacun chez soi avant d’arriver en répétition. Avec l’évolution des nouvelles technologies, les home-studios sont plus abordables et nous permettent de travailler en amont. Avant nous partions davantage d’un accord ou d’une mélodie puis nous faisions pas mal d’essais. Là les choses sont allées du coup plus rapidement, nous sommes partis sur une base plus solide.

 

Votre public a changé ?

 

Dorothée : c’est difficile de se rendre compte, mais par rapport aux ventes d’albums, je dirais qu’il y a à peu près 10 000 personnes qui nous suivent depuis longtemps, et puis le reste du public bouge pas mal…

B : on s’en rend davantage compte au marchandising où nous nous retrouvons après les concerts pour rencontrer les gens : certains nous demandent où sont passer les anciens chanteurs, alors que d’autres ne le savent même pas.

D : là c’est notre sixième sortie d’album, et pas mal de monde nous découvre complètement.

 

Pensez-vous avoir perdus des fans avec le départ d’Ange et de Justin ?

 

D : sûrement car certains s’étaient accrochés à leur style. Mais d’autres sont revenus vers nous parce qu’ils retrouvent ce qu’ils aimaient musicalement chez K2R ou quand Loic ou moi chantions, et enfin d’autres qui viennent vers nous grâce à Bitume… Mais nous sommes nous-mêmes on ne cherche pas à séduire un type particulier de public.

 

La particularité de K2R est peut être aussi cet aspect musical qui prédomine par rapport au chant ?

 

T : peut être effectivement à nos débuts, mais aujourd’hui, dès que quelqu’un amène une compo, il y a quelqu’un qui se précipite pour poser une voix dessus !!

 

K2R c’est aussi l’exploration du patrimoine jamaïcain : ska, rocksteady, reggae, etc… Vous en êtes où aujourd’hui de vos voyages musicaux ?

 

B : on n’a pas l’impression d’être arrivé au bout du voyage si c’est ça que tu veux dire !!

T : On aime beaucoup l’apport de l’électronique offre à la musique. D’ailleurs il y a toujours un dub sur nos albums. Pourquoi pas développer cela sur scène dans le futur… On verra.

D : D’ailleurs nous n’avons encore terminé d’écrire K2R Riddim. Si tu regardes bien chacun de nos disques, il y a à chaque fois une lettre sur la tranche. Actuellement nous en sommes au premier I de riddim, ce qui veut dire que nous avons encore de belles aventures discographiques à vivre !

 

Comment avez-vous vécu l’année 2004 qui a été le théâtre de pas mal de changements, notamment avec le départ des chanteurs ?

 

T : On a eu beaucoup de plaisir à repartir en tournée. Avoir des invités nous a offert une nouvelle dimension très récréative, c’était très sympa. On ne l’avait jamais fait avant, parce qu’il faut prendre le temps de bien connaître les gens pour les inviter à partager la scène. Et c’était le cas pour Bitume et Timike. Bien sûr ce serait faux de dire que cela n’a pas été difficile dans les premiers temps, car pas mal de professionnels nous ont fermé les potes et on le ressent encore aujourd’hui avec certains. Ça fout les boules de penser que certains que tu considérais comme des potes font comme s’ils ne te connaissaient pas du jour au lendemain. C’était aussi un bon test pour voir qui était de notre côté, qui nous soutenait.

D : Pour pas mal de monde, K2R était mort alors que nous n’avons pas arrêté de tourner, de faire des choses comme le live ou le DVD.

T : ce qui est quand même incroyable parce qu’en concert, nous n’avons pas eu de période creuse. Le public a toujours répondu présent ! C’était assez surprenant de vivre cette expérience : on avait l’impression de ne pas vivre sur la même planète !

 

Il s’agit plus d’une seconde jeunesse qu’un nouveau départ…

 

D : surtout au niveau scène : nous avons été à la conquête du public en proposant notre nouvelle formule. Il a fallut faire nos preuves, et ce n’est jamais négatif. Cela nous a remotivé et appris l’humilité : rien n’est jamais acquis !

 

Quelle est la différence de cet album par rapport aux autres ?

 

B : déjà une majorité de textes en français…

D :… et puis le travail collectif. Nous nous retrouvons tous dans les sujets que nous abordons, ce qui n’était pas forcement le cas avant. Ce n’est pas pour faire polémique, mais il y a des textes sur ce disque, des sujets plus particulièrement qui nous tenaient à cœur, mais que nous ne pouvions concrétiser faute de consensus dans le groupe. Un consensus que nous avons aujourd’hui dans la formation actuelle.

 

Il y a aussi un projet de maxis à venir cet été…

 

B : La sortie est prévue pour fin juillet. Ce maxi, qui s’appellera Bizness Classe, contiendra trois titres de l’album : Bizness, Mash Up et Maîtres du Jeu, ainsi que des versions signées par Enhancer, Omar Perry (le fils de Lee »Scratch ») et Leeroy des Saïan Supa Crew. Il sortira sur notre label Alissam, et sera vendu par l’intermédiaire de www.cd1d.com et sur notre site officiel.

 

Comment s’est monté ce projet ?

 

D : Avec Enhancer, on avait envie d’explorer une forme musicale différente, de livrer les bandes à des groupes qui s’approprient les chansons et leurs offrent une nouvelle couleur. Ici clairment plus rock !

B : l’idée est venue d’une demande de ma part. Comme je suis aussi selector dans mon sound system, j’avais demandé au manager s’il éta            it possible de sortir quelques titres en vinyle. De là est venue l’idée de faire des remixes. Nous avons rencontré Omar Perry lors de notre passage à la musicale de Canal +. Avec Enhancer, c’est une histoire d’amitié, ce sont des gars de Cergy, et nous avons contacté Leeroy pour sa participation.

 

Pour terminer, la tournée commencera quand ?

 

D : on est toujours en tournée, on ne s’arrête jamais !!